Plaidoyer d’un homme sans queue ni tête

Coupable !!!

C’est ce que je ressens : de la culpabilité et de la honte…

De la honte que les gens aient pu croire en moi, et de la culpabilité de les avoir laissés faire…

Dès le plus jeune âge, j’ai su que j’avais les capacités pour décevoir tout le monde. C’est quelque chose que l’on ressent très tôt et auquel on peut réchapper lorsqu’on a ce qu’il faut. Mais ce n’était pas mon cas, bien au contraire. Je suis un être doté d’incapacités des plus rares !

Déception.

Ça aurait pu être mon nom.

Si mes parents m’avaient connu avant ma naissance, sûr qu’ils m’auraient appelé comme ça ; mais vu que ce n’est pas le cas, le nom « Surprise » doit être celui qui leur vient en tête. Surprise ou plutôt mauvaise surprise, ce qui reviendrait en fin de compte à mon choix initial : Déception. Ils nieront sûrement cela, les parents sont tellement aveuglés par l’amour qu’ils ressentent pour leurs enfants. Ah… l’amour des parents ! Sûrement le plus pur des sentiments, celui qui permet aux gens de la pire espèce de se sentir aimés, celui qui rend le plus aveugle, celui qui enjolive le plus la personne aimée, celui qui ne demande rien en échange, juste d’être en vie, de l’amour gratuit.

Gratuit dans le sens où l’on a rien à donner ou même à éprouver en échange : c’est l’amour des fainéants.

Jusqu’ici tout va bien, mais c’est après que ça se complique…

Jusqu’ici rien à faire, juste se laisser aller et profiter de « l’amour sans effort », sans se soucier de ce qui peut arriver, sans se soucier des autres. Jusqu’au moment où surgit le fameux : « Tu es devenu un homme mon fils, le moment est venu pour toi de quitter la maison, te trouver une gentille femme ou mari, créer un doux foyer et fonder une charmante famille ».

« Ah ouai, je suis obligé, je peux pas rester un peu, continuer à vivre dans l’insouciance et l’oisiveté la plus totale ? »

« Bon d’accord, mais juste un peu ! »

Ouf … on a frôlé la catastrophe ! Mais pour combien de temps ?

Jusqu’à rencontrer la personne qui vous donnera cette envie. Bien sûr, ce n’est pas facile, on doit se préparer, pratiquer, expérimenter. Comme un examen « blanc », on pratique l’amour « blanc ». Un, deux, trois, quatre ; et voir des dizaines. Ce n’est pas si simple de tout mettre en place !

Puis on arrive au moment où l’on est bien préparé, ou l’on se sent bien avec la personne, où l’on fait ce qu’il faut pour être aimé et aimer. On ne sait pas réellement pourquoi, est-ce cette fameuse fainéantise qui refait surface ? Où est-ce réellement ce que l’on souhaite ? Le temps nous donnera cette réponse ! Vu que l’amour ne dure que trois ans, comme la affirmé l’un de mes auteurs préféré, cela viendra bien assez vite.

Il avait raison… Trois ans…

Après trois ans de bons et loyaux services, il vous arrive de vous lasser, de ne plus faire ce qu’il faut. Est-elle vraiment la bonne ? Où est-ce la perspective d’un amour facile que je trouve attrayant ?

La réponse à cette question se trouve dans nos agissements. Va-t-on se battre pour elle, ou plutôt pour le « nous » que l’on forme, ou va-t-on rester là à ne rien faire, attendant le jugement dernier?

Maudits trois ans !

Pour ma part, étant un fervent adepte du « On verra bien… », la réponse fut vite trouvé : je voulais être jugé pour mon incapacité à aimer.

Ce fut le cas une, deux, trois, quatre fois ; et voir des dizaines, enfin presque. On assimile très vite la notion de « non combat », de « non surpassement de soi même », on apprécie sa facilité, jusqu’à en faire son hymne, son étendard. Au point de ne plus savoir faire autrement, au point d’oublier la deuxième alternative, au point de gâcher votre histoire.

Quelle histoire ?

Votre histoire ! La seule histoire ! La vraie, l’unique, celle qu’on attend depuis des lustres, depuis l’enfance, lorsqu’on pensait : « Aurai-je quelqu’un dans ma vie ? Trouverai-je quelqu’un ? Conviendrai-je à quelqu’un ?

Chacun de nous se pose ces questions au moins une fois dans sa vie, que dis-je, plus d’une centaine de fois. On n’arrive pas à le reconnaître, mais pour la majorité des gens, c’est le seul objectif : trouver la bonne personne, pour rester à ses cotés.

La personne qui donnerait envie de faire ces efforts nécessaires, pour vivre de façon idyllique cette aventure binomiale.

Espérons que le passé ne gâchera pas ça.

Que la spontanéité Pavlovienne, qui consiste à ne rien faire, ne vienne plus troubler le cours de la vie.

Je le saurai bien assez tôt.

Valencia ciutat

Valencia…Le soleil, les filles en bikini ou même seins nus pour les plus imaginatifs, les vacances, les palmiers, l’odeur de crème solaire sur la plage lorsqu’il fait 40°, ça fait rêver…

Valencia, ville espagnole située à l’est du pays sur la côte méditerranéenne, peuplée d’environ 800 000 âmes, en considérant que tout le monde ait une âme, gouvernée, car c’est le mot, par sûrement la partie la plus conservatrice de la droite espagnole. Ville au comportement sectaire, voir maffieux et c’est là que se trouve toute la dualité de cette ville schizophrénique. Ville où cohabite une ambiance de « pureté » religieuse à la limite du fanatisme, et les plus sombres pensées et agissements que seules les métropoles peuvent connaître. La corruption, la prostitution, les after cocaïniques, les gueules de bois organisées sur la plage ; côtoient les processions catholique, les fêtes épiques et les offrandes de 600 000 euros de fleur à la vierge Marie. Vous allez me dire: c’est banal, et en effet ça l’est ! Banal de voir une grande ville se réveillée chaque dimanche matin couverte de pisse et de gerbe acide. Signe que le « valenciano » est un bon vivant, on sait s’amuser ici ! Valencia offre à tout ses clients de très bons services, elle se plie en quatre pour offrir le meilleur d’elle-même… ou le pire, à vous de voir ! A vous de choisir le destin de votre soirée, de fantasmer vos envies les plus obscènes. Des plus douces au plus répugnantes, Valencia a ce qu’il vous faut… Du petit déjeuné familial au pied de l’église, à la prostitution de mineur près du port, Valencia est une de ces putes de luxe habillées de Pierre Cardin, qui sait rassasier les plus pervers.

Mais c’est aussi une bonne mère de famille, qui sait prendre soin de ses citadins, en leur offrant le confort d’une vie douce et luxueuse, rythmée par le son des crédits et des personnes du troisième âge, scrutant au fond des poubelles pour y trouver une malheureuse moitié de sandwich jetée par un assoiffé de consommation. Elle aime ses habitants ! Mais le « valenciano » le lui rend bien, toujours prêt à assouvir ses désirs il consomme à ne plus savoir quoi acheter, de la voiture flambant neuve à la ceinture Dolce Gabbana, il possède tout ce qui pourrait le rendre attractif. Il aime sa ville et il y a de quoi, elle a ce petit coté charmeur qui ne vous laisse pas indifférent, ce coté attractif que l’on ne peut pas renier : elle est splendide, irrésistible, coquette. Elle saura assurément vous séduire comme elle le fait avec tous, telle une vierge catin comptant ses victimes assoiffées de désir pour elle, elle sait ce qu’il faut faire pour vous faire perdre le contrôle. Vous allez l’aimer, la détester à ne plus savoir quoi penser… Homme de foi ou débauché, de ses défauts ou de ses qualités, Valencia saura toujours vous perturber.

“Mal à ma langue”

Raz le bol des « anglophonités » dans notre bonne vieille langue française. N’ayant rien contre la langue de Shakespeare, je trouve juste que celle-ci s’immisce un peu trop dans celle de Molière, en gros notre langue se perd. Pour reprendre un groupe de hip-hop Québécois : « J’ai mal à ma langue ». Pourquoi utiliser des mots anglais lorsque nous avons les nôtres pour exprimer la même idée ? Juste pour le fun lol ou plutôt juste pour s’amuser mort de rire  Une seule question trotte dans ma tête: est-ce que la paranoïa s’empare de moi ou est ce que cela est réellement en train de se passer? Sûrement un peu des deux…